{"id":794,"date":"2021-05-18T16:31:28","date_gmt":"2021-05-18T20:31:28","guid":{"rendered":"https:\/\/www.amis-st-camille.org\/temoignages\/"},"modified":"2021-08-27T10:07:49","modified_gmt":"2021-08-27T14:07:49","slug":"testimonials","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.amis-st-camille.org\/en\/documentation\/testimonials\/","title":{"rendered":"Testimonials"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">As the Saint-Camille Association has been operating exclusively in French-speaking African countries, only a limited amount of additional information in English is available at this time. There does exist however one brief r<a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=uKd9MxBzAUc\">eport by the New York Times<\/a>, and there is also some information available from the Aurora Foundation on Gr\u00e9goire Ahongbonon, who as of this writing is one of <a href=\"https:\/\/auroraprize.com\/en\/the-breaker-of-chains\">five finalist candidates for its 2021 Humanitarian prize<\/a>. As the Saint-Camille Association becomes better known, we expect to be able to provide additional documentation in English.&nbsp; <\/p>\n\n\n<div class=\"accordion\">\n\t\n\t\t\n\t<h3><a href=\"#\">Ouf\u2026!! &#8211; t\u00e9moignage de Marie-Jos\u00e9<\/a><\/h3>\n\t<div>\n\t<p>Je reviens d&#8217;une semaine au nord du B\u00e9nin. Je suis partie en autobus samedi matin pour Djougou, un voyage de 12 heures sans aucune panne!!!!<\/p>\n<p>William et Camille, deux psychiatres fran\u00e7ais tr\u00e8s sympa et impliqu\u00e9s, y \u00e9taient et dimanche j&#8217;ai assist\u00e9 aux consultations. Puis ils m&#8217;ont invit\u00e9e \u00e0 les suivre pour une tourn\u00e9e des centres de relais soit des dispensaires d\u00e9j\u00e0 existants o\u00f9 on r\u00e9f\u00e8re les gens pour un suivi externe. La Saint-Camille est en train de mettre en place ce r\u00e9seau de petits centres pour \u00e9viter que les gens aient de grandes distances \u00e0 parcourir pour leur suivi. Partis dimanche \u00e0 16:00, on arrive \u00e0 Materi, le bout du monde et on couche chez les s\u0153urs o\u00f9 ont lieu les consultations. Bilan de la journ\u00e9e: on a vu 115 patients dont seulement 4-5 parlaient fran\u00e7ais, on travaille avec des interpr\u00e8tes\u2026, tout un sport ! Il a fallu louer une camionnette pour y mettre 8 patients dont trois encha\u00een\u00e9s avec un membre de la famille. Dans notre bo\u00eete de camion, nous en avions d\u00e9j\u00e0 3 + la famille. Pascaline, l&#8217;infirmi\u00e8re, a fait des intra- veineuse de valium sur le bord de la route pour que tous ces grands malades soient calmes et que personne ne se jette en bas du camion. Les gens encha\u00een\u00e9s nous ont \u00e9t\u00e9 amen\u00e9s par leur famille avec soulagement car comment contenir un grand gars comme Simon qui hallucine et qui, croyant qu&#8217;on veut le tuer, se d\u00e9fend plus qu&#8217;\u00e9nergiquement. Je suis all\u00e9e chercher un de ces encha\u00een\u00e9s en 4&#215;4 avec Pascaline au fond de la savane.<\/p>\n<p>Mardi, autre journ\u00e9e de centre de relais dans un centre beaucoup mieux organis\u00e9 et on a fini ca \u00e0 la buvette de Wewe qui \u00e9tait notre fantasme de puis 3 jours. D\u00e9daigneux s&#8217;abstenir\u2026! Mercredi, on remet le collier et c&#8217;est un camion de prisonni\u00e8res qui nous arrive pour \u00e9valuation gr\u00e2ce \u00e0 un avocat soucieux et pr\u00e9occup\u00e9 pour elles. Des femmes accus\u00e9es de sorcellerie et d&#8217;autres de meurtre qu&#8217;elles ont commis pendant un \u00e9pisode psychotique. Ouf! On a besoin de 2 personnes interpr\u00e8tes qui traduisent dans un premier dialecte et ensuite dans un autre puis enfin en fran\u00e7ais&#8230; ! C&#8217;est plut\u00f4t laborieux !<\/p>\n<p>Hier (jeudi ), 12 heures de route avec Abiba une d\u00e9ficiente intellectuelle de Djougou qui s&#8217;est gravement br\u00fbl\u00e9e et que nous amenons se faire traiter \u00e0 l&#8217;h\u00f4pital de Davogon qui s&#8217;occupe des br\u00fbl\u00e9s et des l\u00e9preux. Elle est ravie de son voyage et ne souffre pas gr\u00e2ce aux puissants analg\u00e9siques que lui ont donn\u00e9s William et Camille. En plus, arr\u00eat au centre de Bohicon pour quelques consultations et r\u00e9-d\u00e9part. Quelques minutes plus tard, F\u00e9lix (directeur du Centre) nous appelle pour qu&#8217;on l&#8217;am\u00e8ne \u00e0 Porto-Novo. Il monte en moto-taxi (zem) et vient nous rejoindre. Mais il manquait tout de m\u00eame une p\u00e9rip\u00e9tie \u00e0 notre semaine, devinez laquelle? Un probl\u00e8me avec la voiture! 18:15, c&#8217;est fait : on a un pneu qui \u00e9clate mais heureusement nous avons un pneu de secours ce qui n&#8217;est pas toujours certain en Afrique\u2026 !<\/p>\n\t<\/div> \n\t\n\t\t\n\t<h3><a href=\"#\">Parcours de Marie-Espoir \u00e0 la Saint-Camille<\/a><\/h3>\n\t<div>\n\t<p>En Mars 2007, Gr\u00e9goire, fait les rues de Cotonou avec des \u2018\u2019Amis bretons\u2019\u2019 en visite et deux infirmiers. Nos amis sont tr\u00e8s \u00e9tonn\u00e9s de cette d\u00e9marche\u2026 mais ils comprennent pourtant que les malades dans la rue peuvent y rester \u00ab \u00e0 vie \u00bb si personne ne vient les chercher\u2026 Alors !&#8230; Parmi les 3 personnes r\u00e9cup\u00e9r\u00e9es ce jour, une jeune femme (difficile de lui donner un \u00e2ge)\u2026 Elle se d\u00e9fend fortement\u2026, mais apr\u00e8s les premiers soins \u00e0 Avrankou, elle participe peu \u00e0 peu \u00e0 la vie dans le Centre (180 \u00e0 200 malades). Elle souhaite rejoindre sa famille qui, dit-elle, est au Togo. Nous ne connaissons d\u2019elle que son nom : Anne-Marie Adjababa et celui de son village au Togo. Les mois passent, elle va de mieux en mieux, elle est consciente qu\u2019il lui faut poursuivre sans arr\u00eat son traitement. Progressivement son \u00e9tat nous permet avec elle, d\u2019envisager un retour en famille ! Mais ceci n\u00e9cessite un accompagnement\u2026 une malade gu\u00e9rie ne peut aller seule \u00e0 la recherche de sa famille\u2026 la Saint Camille se doit de l\u2019accompagner jusqu\u2019au bout. \u00c7a y est, c\u2019est le jour : dimanche, le 10 janvier 2010.C\u2019est le d\u00e9part avec Gr\u00e9goire, Sr Johanna, Louise, Amadji (directeur du centre). Arriv\u00e9e \u00e0 la fronti\u00e8re du Togo (au nord de Bassila), Gr\u00e9goire explique aux gendarmes-douaniers notre but: retrouver la famille de cette femme ramass\u00e9e malade dans une rue de Cotonou voici bient\u00f4t 3 ans et soign\u00e9e au Centre St Camille d\u2019Avrankou au B\u00e9nin. Impressionn\u00e9, l\u2019un d\u2019eux demande le nom de la femme. En entendant ADJABABA, il s\u2019\u00e9tonne et nous accompagne jusqu\u2019au prochain village o\u00f9, dit-il, se trouve une famille ADJABABA. Voil\u00e0 qu\u2019arriv\u00e9s au village, certains reconnaissent Anne-Marie et vont chercher le \u00ab vieux papa \u00bb ! Il arrive, avec sa canne\u2026 il pleure en appelant sa fille : \u2018\u2019Marie-Espoir\u2026, Marie-Espoir\u2026 !\u2019\u2019 C\u2019\u00e9tait son nom\u2026 Anne-Marie (maintenant Marie-Espoir) h\u00e9site, elle reste silencieuse, puis s\u2019approche de son papa\u2026arrivent ensuite les s\u0153urs, les fr\u00e8res, des enfants\u2026et les villageois ! Nous entendons le vieux papa r\u00e9p\u00e9ter \u00ab Dieu est grand, Dieu est grand\u2026, ma fille, mon espoir est revenue ! \u00bb. C\u2019est \u00e0 la fois la joie et les pleurs, puis les photos et plus de d\u00e9tails sur la famille, l\u2019histoire de Marie-Espoir qui apprend qu\u2019elle va \u00eatre grand\u2019m\u00e8re dans quelques jours. Sa fille est mari\u00e9e et son fils est l\u00e0, il a 19 ans. Elle ne nous avait pas dit qu\u2019elle s\u2019\u00e9tait mari\u00e9e avec un gendarme, ami de ceux qui nous ont accompagn\u00e9s, qui a \u00e9t\u00e9 tu\u00e9 lors des \u00e9meutes au Togo. Elle a quitt\u00e9 le village il y a 9 ans\u2026 o\u00f9 \u00e9tait-elle partie\u2026 ? La famille l\u2019avait fait rechercher et ne croyait plus la revoir un jour ! Ensemble, nous rendons gr\u00e2ce \u00e0 Dieu pour ce retour inesp\u00e9r\u00e9 !<\/p>\n\t<\/div> \n\t\n\t\t\n\t<h3><a href=\"#\">Mon voyage parmi les oubli\u00e9s des oubli\u00e9s<\/a><\/h3>\n\t<div>\n\t<p>Dimanche, 13 juillet 2008. J\u2019atterris en terre africaine, au B\u00e9nin plus pr\u00e9cis\u00e9ment. La premi\u00e8re chose qui me vient en t\u00eate \u00e0 ce moment-l\u00e0 : Qu\u2019est-ce que je fais ici? Une foule d\u2019africains me regarde traverser l\u2019a\u00e9roport avec des yeux ahuris : Mais qu\u2019est-ce que cette jeune blanche fait ici, seule??? La r\u00e9ponse \u00e9tait simple : Je viens voir la diff\u00e9rence, mais surtout je viens voir les malades mentaux\u2026 Ces malades qui sont d\u00e9laiss\u00e9s, abandonn\u00e9s et rejet\u00e9s. Ces malades qui, s\u2019ils seraient au Qu\u00e9bec, auraient la chance d\u2019\u00eatre trait\u00e9s, log\u00e9s et nourris, comme il se doit. Mais la r\u00e9alit\u00e9 en Afrique est toute autre : les malades, s\u2019ils ne sont pas attach\u00e9s \u00e0 un arbre, errent dans les rues, souvent compl\u00e8tement nus, \u00e0 la recherche d\u2019une \u00e2me g\u00e9n\u00e9reuse qui les prendra sous son aile. Cette \u00e2me g\u00e9n\u00e9reuse, c\u2019est Gr\u00e9goire. Le fondateur de l\u2019Association St-Camille de Lellis, qui fait un travail remarquable, digne d\u2019un saint. Il va au devant des malades, il les accueille, il leur donne un toit, il les nourrit et il les traite. Et tout \u00e7a, il r\u00e9ussit \u00e0 le faire avec, pour seule aide, la Providence.<\/p>\n<p>Les centres d\u2019accueil pour les malades ressemblent \u00e0 une cour d\u2019\u00e9cole. Plusieurs personnes, se trouvent dans la cour, \u00e0 attendre que le temps passe, \u00e0 danser, \u00e0 chanter, \u00e0 discuter ou \u00e0 prier. Tous cohabitent dans ce refuge. Non seulement ils cohabitent, mais en plus ils s\u2019entraident. Qui de mieux plac\u00e9 qu\u2019un ancien malade pour comprendre ce qui arrive \u00e0 un autre malade. C\u2019est sur cette fa\u00e7on de voir les choses que les centres fonctionnent : les travailleurs (les infirmiers, les responsables, les personnes travaillant \u00e0 l\u2019accueil, les aides soignants) sont, en majorit\u00e9, des anciens malades. Et certains malades, encore en traitement au centre, ont la motivation grandissante d\u2019aller faire leurs \u00e9tudes en soins infirmiers afin de revenir travailler au centre et aider les autres. Ce sentiment de solidarit\u00e9 entre les malades nous fait voir la St-Camille comme une grande famille. Voil\u00e0 comment je me suis sentie : je suis devenue un membre \u00e0 part enti\u00e8re d\u2019une grande famille! Et ce \u00e0 une vitesse fulgurante! L\u2019accueil qui m\u2019a \u00e9t\u00e9 r\u00e9serv\u00e9 \u00e9tait exceptionnel! Exceptionnel oui, mais un peu apeurant je vous dirais. J\u2019\u00e9tais en quelque sorte un espoir pour eux\u2026 parce qu\u2019en ce moment, l\u2019espoir est tout ce qu\u2019ils ont. Ils esp\u00e8rent recevoir de l\u2019aide du gouvernement pour manger et \u00eatre trait\u00e9, ils esp\u00e8rent \u00eatre accept\u00e9 un jour dans la soci\u00e9t\u00e9 au m\u00eame titre que quelqu\u2019un qui est malade physiquement et ils esp\u00e8rent gu\u00e9rir\u2026 chose qui s\u2019av\u00e8re difficile en sant\u00e9 mentale.<\/p>\n<p>La sant\u00e9 mentale en Afrique est totalement diff\u00e9rente de la n\u00f4tre, tant dans son acceptation que dans son traitement. Tout d\u2019abord, les personnes atteintes d\u2019une maladie mentale, que ce soit la schizophr\u00e9nie ou la d\u00e9pression, sont rejet\u00e9es par leurs proches et ce pour toute sorte de raisons. Certains parlent de forces du mal, d\u2019autres de g\u00e9nies, d\u2019autres de transgressions de r\u00e8gles religieuses. Les charlatans tentent plusieurs \u2018\u2019th\u00e9rapies\u2019\u2019 avec des \u2018\u2019potions\u2019\u2019 pour lib\u00e9rer le malade de son mal. Lorsque ceux-ci \u00e9chouent, ce qui est le cas la plupart du temps, les familles se tournent vers les m\u00e9dicaments vendus au bord de la rue et font de l\u2019autom\u00e9dication ce qui rend, en g\u00e9n\u00e9ral, encore plus malade le principal concern\u00e9. Lorsque toutes ces techniques ont \u00e9chou\u00e9es, on pense \u00e0 consulter la Saint-Camille si on a eu la chance d\u2019en entendre parler\u2026 sinon on attache le malade ou on le rejette.<\/p>\n<p>En ce qui concerne le traitement, la cohabitation de plusieurs cultures diff\u00e9rentes dans chaque pays rend son approche encore plus difficile. Le psychiatre du centre de Bouak\u00e9 en C\u00f4te d\u2019Ivoire applique le principe de l\u2019ethnopsychiatrie pour soigner ses malades. En fait, puisque les m\u00e9dicaments et les m\u00e9decins n\u2019ont pas une tr\u00e8s grande place dans l\u2019estime de la population africaine, la plupart des malades ne suivent pas le traitement recommand\u00e9 et les indications du docteur, ce qui augmente \u00e0 un taux impressionnant le nombre de rechutes. Pour contrer ce ph\u00e9nom\u00e8ne, le psychiatre traite \u00e0 la fois l\u2019\u00e9tiologie m\u00e9dicale et l\u2019\u00e9tiologie culturelle. Il demande \u00e0 la famille se qu\u2019ils croient \u00eatre \u00e0 l\u2019origine de la maladie (par exemple les g\u00e9nies) et int\u00e8grent une composante dans le traitement qui est dirig\u00e9e vers cette cause (par exemple un rituel) en plus des m\u00e9dicaments. Ainsi, la compliance des patients face \u00e0 leur traitement est beaucoup plus grande.<\/p>\n<p>Cette aventure au sein de l\u2019Association St-Camille fut remplie de surprises! Mais chaque moment, qu\u2019il soit bon ou mauvais, me fit grandir en tant que personne et en tant que future professionnelle de la sant\u00e9. Je retiens plusieurs choses de mon voyage : Quoi que vous fassiez, faites-le corps et \u00e2me! Faites confiance \u00e0 la vie! Gardez toujours espoir! Soyez solidaires! Et surtout\u2026 offrez, donnez et allez vers les souffrants quels qu\u2019ils soient! Faites quelque chose parce que vous le pouvez! Il ne faut pas oublier que dans nos rues aussi nous pouvons retrouver des malades mentalement ou physiquement qui souffrent et qui n\u2019attendent qu\u2019une bonne \u00e2me pour les sortir de leur mis\u00e8re\u2026 cette bonne \u00e2me, c\u2019est peut-\u00eatre vous! Alors, n\u2019ayez pas peur lorsque vous faites face \u00e0 la diff\u00e9rence, au contraire, foncez vers elle! Et vous apprendrez\u2026 plus que vous pouvez l\u2019imaginer!<\/p>\n\t<\/div> \n\t\n\t\t\n<\/div>\n\n<div class=\"gallery-container\">\n\n    <a class=\"gallery-item\" data-lg-size=\"800-536\" data-src=\"https:\/\/www.amis-st-camille.org\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/photo-g2.jpg\" data-sub-html=\"\">\n      <img decoding=\"async\" alt=\"\" class=\"img-responsive\" src=\"https:\/\/www.amis-st-camille.org\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/photo-g2.jpg\" \/>\n    <\/a>\n\n    <a class=\"gallery-item\" data-lg-size=\"2560-1714\" data-src=\"https:\/\/www.amis-st-camille.org\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/photo-f-scaled.jpg\" data-sub-html=\"\">\n      <img decoding=\"async\" alt=\"\" class=\"img-responsive\" src=\"https:\/\/www.amis-st-camille.org\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/photo-f-scaled.jpg\" \/>\n    <\/a>\n\n    <a class=\"gallery-item\" data-lg-size=\"2560-2247\" data-src=\"https:\/\/www.amis-st-camille.org\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/photo-e2-scaled.jpg\" data-sub-html=\"\">\n      <img decoding=\"async\" alt=\"\" class=\"img-responsive\" src=\"https:\/\/www.amis-st-camille.org\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/photo-e2-scaled.jpg\" \/>\n    <\/a>\n\n    <a class=\"gallery-item\" data-lg-size=\"2560-1714\" data-src=\"https:\/\/www.amis-st-camille.org\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/photo-e1-scaled.jpg\" data-sub-html=\"\">\n      <img decoding=\"async\" alt=\"\" class=\"img-responsive\" src=\"https:\/\/www.amis-st-camille.org\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/photo-e1-scaled.jpg\" \/>\n    <\/a>\n\n    <a class=\"gallery-item\" data-lg-size=\"800-603\" data-src=\"https:\/\/www.amis-st-camille.org\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/4.-Djougou-bilan-de-sante-physique.jpg\" data-sub-html=\"\">\n      <img decoding=\"async\" alt=\"\" class=\"img-responsive\" src=\"https:\/\/www.amis-st-camille.org\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/4.-Djougou-bilan-de-sante-physique.jpg\" \/>\n    <\/a>\n\n    <a class=\"gallery-item\" data-lg-size=\"702-800\" data-src=\"https:\/\/www.amis-st-camille.org\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/20.-linfirmiere-en-chef-Pasc..jpg\" data-sub-html=\"\">\n      <img decoding=\"async\" alt=\"\" class=\"img-responsive\" src=\"https:\/\/www.amis-st-camille.org\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/20.-linfirmiere-en-chef-Pasc..jpg\" \/>\n    <\/a>\n\n    <a class=\"gallery-item\" data-lg-size=\"2560-1768\" data-src=\"https:\/\/www.amis-st-camille.org\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/21.-Julien-soignant-scaled.jpg\" data-sub-html=\"\">\n      <img decoding=\"async\" alt=\"\" class=\"img-responsive\" src=\"https:\/\/www.amis-st-camille.org\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/21.-Julien-soignant-scaled.jpg\" \/>\n    <\/a>\n\n\n<\/div>\n\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>As the Saint-Camille Association has been operating exclusively in French-speaking African countries, only a limited amount of additional information in English is available at this time. 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