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En Afrique

 

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Séjour de Grégoire au Québec en novembre prochain.

L’Association Saint-Camille-de-Lellis est une organisation caritative africaine de services pour malades mentaux implantée en Côte d’Ivoire depuis 1991. Depuis 2004, elle en a fait de même au Bénin. En octobre dernier, une première pierre a été posée pour la construction d’un Centre d’hébergement à Ouagadougou au Burkina Faso. Dans la compréhension africaine, un malade mental est un possédé du démon, il a été ensorcelé. Son délire, son comportement inhabituel, bizarre est ainsi interprété. Tout le monde se tient à distance, personne ne veut le toucher de peur d’être à son tour ensorcelé. En ville, il est errant, démuni et laissé à lui-même ; on s’en éloigne, on l’abandonne à son triste sort. Dans les villages, on l’enchaîne à un arbre à la marge du village et il y restera jusqu’à sa mort. Parce qu’on en a peur…!

Par le travail acharné de son fondateur, Grégoire Ahongbonon, entouré d’une équipe qu’il a constituée autour de lui, dix centres opèrent actuellement en Côte d’Ivoire et quatre au Bénin. Le malade est accueilli dans un Centre d’hébergement, diagnostiqué par un psychiatre, traité et entouré d’intervenants (ex-malades) qui lui assurent un milieu de vie soignant, aimant et revalorisant…, valeur primordiale à la Saint-Camille. Après quelques mois et selon son évolution personnelle, il est dirigé vers un Centre de travail (ou réhabilitation) dans la communauté pour y apprendre un métier et débuter son intégration à la vie sociale. Quand il est prêt, il est réintégré ensuite dans sa communauté d’origine (village, quartier). Un réseau externe fragile tente d’assurer médication et suivi médical dans la communauté. Plus de 15,000 hommes et femmes ont profité de cette organisation de soins et sont maintenant actifs dans leur communauté depuis 18 ans.

L’Association Saint-Camille a le soutien formel des autorités en place (mairie, gouvernement national, archevêché) mais non financier (un premier apport de $40,000.00 de l’état béninois en avril dernier). Donc, elle ne compte que sur les dons, la philanthropie et la charité de particuliers, de communautés religieuses, de fondations, de petits regroupements de personnes soutenant l’œuvre en France, en Italie, en Espagne, en Allemagne, en Suisse et au Québec (depuis 2001).