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6 février 2010 Bonjour à tous, Deux semaines se sont déjà écoulées depuis mon retour d'Avrankou, et je suis encore en équilibre entre le Bénin et ici. J'y ai vécu, durant ces 2 mois de bénévolat, des moments intenses qui "rejaillissent" dans mon quotidien. Vivre parmi plus de 220 malades, accompagnés pour plusieurs par un proche (les gardes-malades) ainsi que les soignants (dont la plupart y sont présents 24hr/24), m'a fait voir combien tous ces gens qui se côtoient parta- gent avec tolérance cet espace restreint (conçu au départ pour 80 personnes), et veillent les uns sur les autres. Je m'y suis sentie accueillie et acceptée; à travers les hauts et les bas de tous les jours et de la maladie, ce sont surtout et malgré tout le respect et leur gentillesse qui me viennent à l'esprit lorsque je pense à eux. Tout ceci ne serait pas sans Grégoire Ahongbonon qui, avec courage et compassion, travaille avec ses précieux collaborateurs à contrer la misère et l'isolement des "oubliés des oubliés", leur famille, leur entourage, en offrant accueil, soins, réhabilitation et surtout une ouverture sur la maladie mentale (et ses traitements) dans un pays où la sorcellerie est encore très présente. Louise LaVallière infirmière en santé mentale
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